Qui suis-je réellement ? Se dépouiller de ce qui n'est pas moi.

Dernière mise à jour : 14 sept.

Vous êtes-vous déjà posé cette question : Qui suis-je ?

Êtes-vous vos origines ? Vos genre, féminin, masculin ? Êtes-vous votre profession ? Êtes-vous vos passions ? Votre famille, vos amis ? Êtes-vous une religion ? Êtes-vous votre âge ? Suis-je un corps ? Suis-je une âme ?

Voilà une question pourvue d’un sens profond et à laquelle j’ai trouvé essentielle de répondre. Je me demande pourquoi cette question n’est finalement pas abordée à l’école, entre amis, en famille. C’est vrai après tout, c’est une question existentielle.

J’étais certes à un moment crucial de ma vie. Un moment où j’ai eu la sensation de me perdre. Ce moment que l’on appelle le burn out. Je l’ai vécu comme une mort et je pense qu’il m’a fallu sentir cette sorte de mort intérieure pour comprendre que j’étais vivante et surtout que j’étais quelqu’un.


Commence alors un long cheminement vers le moi profond, une immersion dans ma psyché, mais aussi dans mon histoire, mon enfance, mes expériences, mes plaisirs, mon fonctionnement, mes pensées, mon inconscient. Avant de définir qui j’étais réellement, il m’a fallu comprendre qui je ne suis pas. Cela été comme une sorte de détachement, de dépouillement intérieur pour revenir à celle que j’étais avant.

Voici les constats principaux qui m’ont permis de me reconnecter à moi-même :


1. Je ne suis pas l'autre

Mes relations avec les autres étaient conflictuelles. J’étais dans une sorte de négativité inconsciente qui me faisait reproduire les mêmes schémas. Je me sentais souvent trahi ou traitais moins bien que les autres.


En réalité, j’étais dans l’interprétation constante des faits et gestes de l’autre. Je projetais et interprétais constamment les attitudes des autres à mon égard. Je me racontais une sorte d’histoire qui tournait en boucle dans mon esprit. Puis surtout, j’avais cette sensation de ressentir l’autre. De ressentir ses émotions son état d’esprit et je me laissais complètement perturbé par ces sensations.

Je tirais mes propres conclusions, finalement, je décidais de me mettre à la place de l’autre et de voir par son filtre. Chose qui est très irréaliste. Je créais mes propres conflits. Je ne communiquais pas, je décidais du scénario complet dans mon esprit. Prenant parfois des décisions extrêmes allant jusqu’à arrêter une relation. La communication était mon point faible. Je me fiais totalement à mes ressentis. Ils me submergeaient. J’ai compris que j’étais dans une sorte d’empathie malsaine qui me poussait à penser à l’autre avant de penser à moi. Je me noyais dans l’autre. Cela m’a permis avec du recul de voir les capacités de connexion que j’avais avec l’autre. Mais surtout de prendre conscience que j’étais coupée de moi-même. Ce respect profond que j’avais pour l’autre et cette volonté de ne pas blesser les autres résultait de mon éducation. J’en viens donc au second point.

2. Je ne suis pas ce que mes parents veulent que je sois

Lorsque j’entreprenais quelques choses, j’étais souvent dans la culpabilité. Je rêvé d’indépendance, de liberté et je cheminais vers cela, mais chaque nouveau départ était douloureux et synonyme d’angoisse. Je me suis rendu compte que ce que je voulais faire et la personne que je voulais être ne correspondait pas à ce que mes parents attendaient.


J’ai dû réaliser que ma vie m’appartenait et que je n’étais pas leurs aspirations ou leur projet. Je suis une personne à part entière capable de décider et de faire ses propres choix, ses propres expériences. J’ai dû me détacher de la culpabilité que mes parents me faisaient ressentir.

3. Je ne suis pas mes émotions.

Nous ressentons des émotions quotidiennement. Elles sont en quelques sortes le moteur de la vie. En tant qu’hypersensible, j’ai tendance à ressentir intensément les choses. Plus jeune, je pleurais à la vue d’un sans-abri.


Et j’ai pendant longtemps étais victime de mes émotions. Je m’identifiais totalement à elles. Je travaille chaque jour à essayer de les comprendre. J’ai compris que je devais les vivre, les accepter, les recevoir comme une information. En réalité, j’ai compris que c’était un jugement que de pleurer devant un sans-abri. Peut-être que cette expérience va lui permettre de rebondir et devenir millionnaire dans quelques années. Après tout, je ne sais pas, tout ce que je sais, c’est que nous avons la capacité de choisir.


Aujourd’hui, je choisis mes pensées, j’évite les jugements, j’accepte mes émotions et je les analyse, j’essaye de les comprendre. J’essaye de savoir pourquoi je ressens telle ou telle émotion. Je suis un être qui ressens, qui reçois et qui vibre. (Je te partage mes techniques dans mon livre : Cultivez votre énergie au quotidien disponible sur Amazon).

4. Je ne suis pas mes blessures.

Comme Lise Bourbeau l’explique si bien dans son livre les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même, nous portons tous des traumatismes en nous depuis le plus jeune âge. Il est important de les identifier, d’en prendre conscience afin de s’en libérer.


Souvent, ils sont à l’image des schémas que nous reproduisons dans nos vies. Pour ma part, je ressentais l’injustice. L’injustice d’être une femme dans un monde où elle n’est pas reconnue à sa juste valeur. J’ai cherché pendant longtemps à montrer que je pouvais faire ce qu’un homme était capable de faire. J’ai attiré des situations professionnelles où j’étais la seule fille. Je cherchais à affirmer ma féminité dans des milieux très masculins.


C’est en vivant l’injustice, le sexisme, le harcèlement que j’ai pu prendre conscience de ma blessure et m’en détacher. Un de mes constats essentiels a été de comprendre que nous vivons des épreuves pour nous faire avancer. Je dois donc toujours chercher à comprendre : quelle est la leçon à tirer?


J'ai compris également qu'il n'existe finalement, ni de bien, ni de mal. Et cette citation a magnifiquement résonné en moi:


Il existe un espace entre le bien et le mal et c'est là que je vous retrouverez. Rumi
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